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EREVAN, Arménie 27 octobre 2026. Face aux journalistes accrédités à la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique (CDB), les hauts responsables des Nations unies et de la présidence arménienne ont dressé un premier bilan des efforts engagés pour enrayer l’érosion de la biodiversité. Malgré une mobilisation internationale croissante, les actions menées restent insuffisantes pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, tandis que le déficit de financement demeure une préoccupation majeure, notamment pour les pays en développement.Lors de cette conférence de presse, les intervenants ont notamment présenté le premier rapport mondial d’évaluation du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Ce bilan met en lumière l’ampleur des défis qui restent à relever pour préserver les écosystèmes et inverser la tendance à la perte de biodiversité.La biodiversité, une responsabilité qui dépasse les ministères de l’EnvironnementPrenant la parole devant les médias, le président de la COP17, Hambardzum Matevosyan, a insisté sur la nécessité de placer la protection de la nature au cœur de toutes les politiques publiques. Pour lui, la préservation de la biodiversité ne saurait relever de la seule responsabilité des ministères chargés de l’Environnement. Elle doit désormais être intégrée aux décisions économiques, aux stratégies de développement et aux politiques sectorielles.Cet appel souligne l’urgence d’une approche transversale, dans laquelle les gouvernements, les acteurs économiques et l’ensemble des secteurs de la société contribuent à la réalisation des objectifs mondiaux de biodiversité.De son côté, Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a rappelé l’interconnexion entre les crises environnementales. Le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité ne peuvent être traités séparément, au risque de compromettre les efforts engagés sur les deux fronts.Cette interdépendance appelle à renforcer la cohérence des politiques climatiques et de conservation de la nature, tout en accélérant la mise en œuvre de solutions capables de répondre simultanément aux défis écologiques et aux besoins des populations.Au cours des échanges avec les journalistes, la question du financement s’est imposée comme l’un des sujets les plus préoccupants. Les ressources mobilisées restent très éloignées des ambitions affichées à l’échelle internationale, alors que les pays en développement ont besoin de moyens prévisibles et suffisants pour mettre en œuvre leurs engagements en faveur de la biodiversité.Le « Fonds de Cali », associé aux mécanismes de partage des avantages issus de l’utilisation des informations de séquençage numérique des ressources génétiques, illustre les difficultés rencontrées. Le montant de 6 000 dollars évoqué lors de la conférence de presse, comparé à un objectif annuel d’un milliard de dollars, témoignerait d’un écart considérable entre les ambitions annoncées et les ressources effectivement mobilisées. Ce chiffre et la référence à l’objectif annuel devront toutefois être confirmés auprès des sources officielles avant publication.Pour les pays en développement, cette insuffisance des financements constitue un obstacle majeur à la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui vise notamment à stopper et à inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030.Cette rencontre avec la presse intervient à un moment stratégique de la COP17. Elle vise à attirer l’attention de l’opinion publique internationale sur l’urgence d’accélérer les engagements, mais aussi à maintenir la pression sur les responsables politiques attendus à Erevan pour la dernière phase des négociations.Au-delà des déclarations, le défi reste celui de la traduction des engagements en actions concrètes, soutenues par des financements à la hauteur des besoins. Pour les Nations unies et la présidence arménienne, l’enjeu est désormais de faire de la protection de la biodiversité une priorité partagée, intégrée aux politiques économiques et aux stratégies de développement.À Erevan, le message adressé aux gouvernements est clair : sans une mobilisation politique plus forte, une meilleure coordination entre les politiques climatiques et celles de la biodiversité, ainsi que des ressources financières suffisantes, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.Babaclimat journal Agropasteur

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