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À l’occasion de l’atelier de renforcement des capacités des journalistes sur le Recensement national de l’Élevage (RNE), le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE), Ousmane Mbaye, a invité les professionnels des médias, le Bureau central du RNE et la Cellule de communication du ministère à réfléchir à la mise en place d’un cadre permanent d’échanges consacré aux statistiques de l’élevage. Une initiative destinée à faciliter l’accès aux sources officielles et à améliorer la qualité de l’information diffusée sur le secteur.C’est l’une des principales annonces de l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des journalistes sur le Recensement national de l’Élevage (RNE) où l’on a noté la présence du CT du MASAE Chérif Sambou Bodian . Le Secrétaire général du MASAE, Ousmane Mbaye, a plaidé pour l’instauration d’un cadre permanent de concertation entre les services techniques du ministère et les professionnels des médias, afin de favoriser un dialogue régulier autour des statistiques de l’élevage.Pour le Secrétaire général, cette démarche doit permettre de construire un partenariat durable avec la presse, fondé sur l’accès à une information fiable, la transparence et l’exigence de redevabilité publique. Elle contribuera également à faciliter l’accès des journalistes aux sources officielles et à promouvoir un traitement médiatique plus rigoureux des questions agropastorales.Cette initiative intervient dans un contexte où la disponibilité de données statistiques fiables constitue un enjeu majeur pour la gouvernance du secteur de l’élevage. Ousmane Mbaye connaît bien les défis liés à ce processus pour avoir été associé, dès 2022-2023, aux efforts préparatoires et à la mise en œuvre du Recensement national de l’Élevage. Trois à quatre ans après ces premières étapes, il lui revient aujourd’hui de prendre part à une nouvelle dynamique : celle de l’appropriation et de la valorisation des résultats du recensement, avec les médias comme partenaires essentiels.Organisé par le Bureau central du Recensement national de l’Élevage (BCRNE), dans le cadre du Programme Compétitivité de l’Agriculture et de l’Élevage (PCAE), cet atelier stratégique témoigne de l’importance accordée à l’implication des professionnels de l’information dans la vulgarisation des données statistiques et la compréhension des enjeux du secteur.« La tenue de cette session traduit notre volonté conjointe de bâtir un partenariat durable fondé sur l’accès à l’information fiable, la transparence et l’exigence de redevabilité publique », a souligné le Secrétaire général.Dans son intervention, il a rappelé le poids économique et social de l’élevage au Sénégal. En 2025, le secteur contribuait à hauteur de 4 % au produit intérieur brut (PIB) et de 26,5 % à la valeur ajoutée du secteur primaire.Une contribution qui conforte la place stratégique de l’élevage dans le nouveau référentiel national, l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, ainsi que dans sa déclinaison sectorielle, la Lettre de Politique sectorielle de l’Agriculture et de l’Élevage (LPSAE 2025-2029). À travers ces orientations, le Sénégal ambitionne de renforcer sa souveraineté alimentaire et de devenir le grenier du Sahel.Malgré les dynamiques encourageantes observées dans certaines filières, notamment l’aviculture, le secteur reste confronté à des insuffisances structurelles en matière de données et d’informations statistiques. Selon Ousmane Mbaye, cette situation a longtemps limité la formulation des politiques publiques d’élevage, ainsi que le suivi et l’évaluation de leur mise en œuvre.L’absence de données statistiques suffisamment fiables et représentatives fragilise en effet la prise de décision, compromet l’efficacité des investissements et expose les interventions publiques à des risques d’inefficience.C’est pour répondre à cette faiblesse que le ministère, en étroite collaboration avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), a conduit le tout premier Recensement national de l’Élevage de l’histoire du Sénégal. Une opération majeure qui doit désormais servir de référence statistique pour orienter les politiques publiques, mieux cibler les investissements et accompagner les transformations du secteur face aux défis économiques, climatiques et sanitaires.Toutefois, a insisté le Secrétaire général, la disponibilité des données ne suffit pas à elle seule. Encore faut-il savoir les interpréter, maîtriser les notions et les concepts statistiques et vérifier la pertinence des informations avant leur diffusion.C’est précisément à ce niveau que les professionnels des médias sont appelés à jouer un rôle déterminant. Le traitement des questions agropastorales exige, selon lui, une rigueur particulière. L’utilisation approximative des concepts statistiques ou la publication d’analyses reposant sur une lecture biaisée des indicateurs peuvent fausser la compréhension des réalités du secteur et fragiliser le débat public.D’où l’importance d’un journalisme d’information et d’investigation capable de restituer les faits avec précision, en les replaçant dans leur contexte et en s’appuyant sur des données vérifiées.Le ministère entend ainsi accompagner les journalistes dans une meilleure appropriation des statistiques agropastorales officielles. La mise en place d’un cadre permanent d’échanges entre les médias, le BCRNE et la Cellule de communication du ministère constitue, à cet égard, une piste concrète pour consolider cette collaboration.En guise de perspective, Ousmane Mbaye a également invité les journalistes à approfondir leur connaissance du secteur de l’élevage à travers une immersion sur le terrain. Il les a notamment exhortés à prendre part à la prochaine Journée nationale de l’Élevage, prévue le 26 novembre à Sédhiou.Une invitation qui traduit la volonté du ministère de faire des médias des partenaires à part entière dans la diffusion, l’explication et la valorisation des statistiques de l’élevage.Babacar sene journal Agropasteur

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