Le Centre africain pour mettre fin à la pollution plastique (AHEP) a lancé une enquête nationale visant à identifier les principaux foyers de pollution plastique et à orienter les actions prioritaires en faveur d’une Afrique débarrassée des déchets plastiques. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique internationale en faveur de l’adoption d’un Traité des Nations Unies juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique d’ici à 2030.L’enquête, conduite dans plusieurs pays africains, a pour objectif d’évaluer les zones les plus touchées par la pollution plastique, d’analyser les mécanismes de gestion et d’élimination des déchets ainsi que leurs impacts sur les écosystèmes, la biodiversité, la santé des populations et les activités économiques.Les résultats attendus permettront de dresser une cartographie des « points chauds » de la pollution plastique, de mieux comprendre les défis rencontrés par les collectivités, les communautés et les acteurs de la gestion des déchets, tout en identifiant les bonnes pratiques susceptibles d’être reproduites à plus grande échelle.Au-delà du diagnostic, cette enquête contribuera à l’élaboration d’une feuille de route en faveur d’une « Afrique Zéro Plastique », fondée sur des politiques publiques renforcées, une meilleure gouvernance environnementale, la promotion de l’économie circulaire, la réduction de l’utilisation des plastiques à usage unique et une implication accrue des citoyens, des organisations de la société civile et du secteur privé.Cette démarche s’inscrit également dans le processus international de négociation du futur Traité des Nations Unies sur la pollution plastique. Elle vise à renforcer la contribution des pays africains aux discussions mondiales et à soutenir l’Appel à la mobilisation de Nice pour l’adoption d’un traité ambitieux, capable de couvrir l’ensemble du cycle de vie des plastiques, depuis leur production jusqu’à leur élimination.À travers cette initiative, le Centre africain pour mettre fin à la pollution plastique (AHEP) entend fournir aux décideurs, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations de la société civile des données fiables pour guider les politiques publiques et accélérer la transition vers une Afrique plus propre, plus résiliente et respectueuse de l’environnement.Les conclusions de cette enquête devraient constituer un outil stratégique pour renforcer le plaidoyer africain en faveur d’un accord international ambitieux et juridiquement contraignant, tout en soutenant les efforts nationaux visant à éliminer durablement la pollution plastique sur le continent à l’horizon 2030.Babaclimat journal Agropasteur
