Le Sénégal se positionne comme un leader en Afrique pour la gouvernance océanique, l’économie bleue, la conservation marine et la résilience côtière. » C’est en ces termes que le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a présenté l’ambition du Sénégal lors de la Conférence internationale « Our Ocean » 2026, tenue à Mombasa, au Kenya.Cet événement mondial consacré à la protection des océans, à la promotion de l’économie bleue et à la mobilisation des acteurs internationaux pour une gestion durable des ressources marines a réuni des décideurs politiques, des experts, des scientifiques et des partenaires au développement venus du monde entier.En marge de cette rencontre, Dr Aliou Gori Diouf a eu un entretien de haut niveau avec John Kerry, ancien Secrétaire d’État des États-Unis et figure majeure de la diplomatie climatique internationale, dans la perspective de l’organisation par le Sénégal du 6e Congrès international des aires marines protégées (IMPAC6), prévu à Dakar du 22 au 27 mars 2027.Au cours de leurs échanges, le ministre sénégalais a exposé sa vision d’une coopération renforcée autour de l’océan Atlantique, fondée sur une gouvernance durable des espaces marins, la préservation de la biodiversité et le développement d’une économie bleue inclusive et résiliente.Dr Aliou Gori Diouf a particulièrement mis en avant les nombreux atouts du Sénégal, notamment sa position géostratégique sur la façade atlantique, sa stabilité politique, la crédibilité de ses institutions, sa tradition de coopération internationale ainsi que son leadership reconnu en Afrique de l’Ouest sur les questions environnementales et maritimes.Le ministre a également réaffirmé l’ambition du Sénégal de devenir la première plateforme africaine dédiée à la science océanique, à la conservation marine, à l’innovation dans l’économie bleue et à la finance océanique. Dans cette dynamique, il a sollicité l’appui de John Kerry afin de renforcer le positionnement du pays comme un véritable hub régional dans ces domaines stratégiques.Selon Dr Aliou Gori Diouf, l’organisation d’IMPAC6 constitue une opportunité historique pour placer l’Afrique au cœur de la gouvernance mondiale des océans. Le congrès de Dakar devrait notamment favoriser des avancées majeures en matière d’actions océaniques, d’investissements, d’innovation et de partenariats internationaux.Le ministre a ainsi lancé un appel à l’ensemble des parties prenantes nationales et internationales afin qu’elles s’impliquent pleinement dans la préparation de cet événement d’envergure mondiale, qui renforcera la visibilité du Sénégal et du continent africain sur les enjeux liés à l’océan.Les signaux issus de la rencontre entre Dr Aliou Gori Diouf et John Kerry apparaissent particulièrement encourageants. L’ancien Secrétaire d’État américain a salué le plaidoyer du ministre sénégalais, notamment sur les questions relatives à l’Accord sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (BBNJ), à l’objectif mondial « 30×30 » pour la protection des océans et à l’organisation d’IMPAC6 à Dakar.Ces échanges de haut niveau confirment la montée en puissance du Sénégal sur les questions océaniques et renforcent sa crédibilité comme futur centre régional de référence pour la gouvernance marine, l’économie bleue et la conservation des écosystèmes côtiers.Avec IMPAC6 en ligne de mire, le Sénégal poursuit ainsi son ambition de devenir l’un des principaux acteurs africains de la diplomatie environnementale et de la gouvernance durable des océans.
