Le Centre de Suivi Écologique (CSE) a organisé, ce lundi 8 juin 2026, une journée de consultation sectorielle consacrée à deux secteurs prioritaires : l’agriculture et la sécurité alimentaire, ainsi que les ressources en eau.Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet ciblé PC3 TRACCS-PC3-DÉMOCLIMA, une composante du programme international « Transformer la modélisation climatique pour les services climatiques » (TRACCS). Elle a réuni les principales parties prenantes des secteurs concernés afin de renforcer les bases scientifiques, méthodologiques et opérationnelles des services climatiques au Sénégal.L’objectif de cet atelier est de promouvoir le développement de démonstrateurs concrets de services climatiques adaptés aux secteurs et territoires les plus vulnérables aux effets du changement climatique.Pays pilote du Cadre mondial pour les services climatologiques (GFCS), le Sénégal dispose depuis 2017 d’un Cadre national pour les services climatologiques couvrant six secteurs prioritaires. Dans cette dynamique, des analyses préliminaires ont permis d’établir un état des lieux des services climatiques existants et d’identifier plusieurs insuffisances dans leur mise en œuvre et leur appropriation par les utilisateurs.Toutefois, les responsables du projet estiment nécessaire d’approfondir les échanges avec les acteurs sectoriels afin de mieux comprendre leurs besoins spécifiques, d’évaluer leur capacité à intégrer les services climatiques dans leurs pratiques et de prioriser les secteurs ainsi que les territoires les plus propices au développement de démonstrateurs opérationnels.À travers cette consultation, les participants ont été invités à partager leurs expériences, leurs attentes et les contraintes rencontrées dans l’utilisation de l’information climatique. Les données recueillies permettront d’orienter la conception de services climatiques plus pertinents, accessibles et adaptés aux réalités du terrain.À terme, les résultats de ces échanges devraient contribuer au développement de démonstrateurs de services climatiques concrets, utiles et facilement » appropriables » par les acteurs sénégalais, renforçant ainsi la résilience des secteurs de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et des ressources en eau face aux défis climatiques.Babaclimat/Journal Agropasteur ( source Centre de Suivi Écologique)
