À l’ouverture du Segment de haut niveau de la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), le Sénégal a plaidé en faveur d’une transformation profonde des mécanismes de financement consacrés à la restauration des terres et au renforcement de la résilience face à la sécheresse et appelle à une réforme du financement de la restauration des terres ce 24 août 2026 à Oulan-Bator (Mongolie).
Prenant la parole à cette occasion, Dr Aliou Gori Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, a lancé un appel en faveur d’une finance climatique et environnementale plus accessible, prévisible, équitable et davantage orientée vers les résultats sur le terrain. Dans son intervention, le ministre sénégalais a mis l’accent sur la nécessité de mesurer l’efficacité des financements à partir de leurs effets concrets sur les populations et les territoires. Selon lui, le véritable indicateur de réussite ne doit pas être le volume des annonces faites dans les salles de conférence, mais la part des financements qui parvient effectivement aux agriculteurs, aux pasteurs, aux femmes entrepreneures, aux jeunes innovateurs et aux communautés engagées dans la restauration des terres. Cette approche, a-t-il souligné, doit permettre de rapprocher les engagements internationaux des réalités vécues par les populations les plus exposées à la dégradation des terres, à la désertification et aux sécheresses. Le Sénégal a également lancé un deuxième appel majeur : la création d’un mécanisme financier mondial spécifiquement consacré à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.« Il est temps de créer un Fonds mondial spécifique dédié à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, sous l’égide de cette Convention. »Pour le Sénégal, un tel mécanisme contribuerait à rendre les financements plus accessibles et plus prévisibles, tout en renforçant leur équité et leur capacité à répondre aux besoins des territoires les plus vulnérables. L’enjeu est notamment de transformer les engagements pris au niveau international en investissements concrets, durables et directement bénéfiques aux communautés qui œuvrent quotidiennement à la restauration des terres et à la résilience des territoires. À travers cette intervention à la COP17, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une finance innovante, équitable et orientée vers l’impact, capable d’accompagner les communautés et les acteurs locaux dans leurs efforts de restauration des terres et d’adaptation aux effets de la sécheresse. Depuis Oulan-Bator, le message porté par le Sénégal se veut sans ambiguïté : financer la résilience avant la crise, placer les communautés au cœur des investissements et transformer les engagements internationaux en résultats concrets. Un plaidoyer qui s’inscrit dans une ambition plus large : pour un Sénégal plus fort, une Afrique plus résiliente et une planète mieux protégée. Le lancement du Segment de haut niveau, ce lundi 24 Août à Oulan-Bator, s’est déroulé en présence de S.E. M. Ukhnaagiin Khürelsükh , Président de la République de Mongolie, ainsi que de nombreuses hautes autorités et délégations venues des différentes régions du monde. Babaclimat Journal Agropasteur
