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Le Cameroun participe activement à la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), qui se tient du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator. La délégation camerounaise est conduite par le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (MINEPDED), Pierre Hélé.Le ministre est notamment accompagné du secrétaire général du MINEPDED, le professeur Paul Tchawa, ainsi que du point focal de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification au Cameroun, David Payang.Après la cérémonie d’ouverture du segment de haut niveau, présidée lundi 24 août par le Premier ministre mongol, Nyam-Osoryn Uchral, le ministre Pierre Hélé a présidé le segment ministériel consacré aux liens entre dégradation des terres, sécheresse, mobilité et sécurité.Cette session a mis en lumière les interactions croissantes entre la dégradation des terres, les phénomènes de sécheresse, les déplacements de populations et les enjeux de sécurité. Elle a offert également aux pays participants l’occasion de partager leurs expériences et d’examiner des réponses adaptées aux défis environnementaux et sociaux liés à la désertification.Le ministre camerounais devait également prendre part à un dîner officiel offert par le Premier ministre mongol à l’occasion de cette rencontre internationale.La journée du 25 août sera consacrée aux négociations autour de la question de l’eau. Pierre Hélé doit intervenir lors du segment ministériel dédié à cette thématique.Les discussions porteront notamment sur les solutions permettant de renforcer la rétention de l’eau dans les paysages, de restaurer les sols et le couvert végétal, de réduire l’érosion et de limiter les émissions de poussières.Pour le Cameroun, ces enjeux revêtent une importance particulière dans la perspective d’une gestion durable des ressources naturelles et du renforcement de la résilience des territoires face aux effets du changement climatique et de la dégradation des terres. D’où son agenda très chargé qui est loin de lui conférer du temps .La journée du 27 août sera consacrée aux migrations et aux financementsLa journée du 27 août s’annonce également chargée pour la délégation camerounaise, avec plusieurs rencontres de haut niveau.Parmi les principaux rendez-vous figure une table ronde facilitée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sur les questions de migration et de sécurité..Une deuxième table ronde sera consacrée aux migrations sous l’angle des financements et de leur prise en compte effective dans les agendas et plans nationaux de développement.La délégation camerounaise participera également à une rencontre bilatérale avec les Émirats arabes unis. Deux sujets majeurs sont inscrits à l’ordre du jour : l’expérience du Cameroun en matière de lutte contre la désertification, notamment les enseignements tirés de l’opération Sahel Vert, ainsi que les opportunités de financement du complexe agro-industriel de Kaélé.Placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », la COP17 réunit près de 200 pays autour de la recherche de solutions face à l’accélération de la dégradation des terres à travers le monde.Les négociations s’articulent notamment autour de plusieurs priorités : les financements, l’eau, les terres et les populations, les systèmes alimentaires et la santé des sols.À Oulan-Bator, le Cameroun entend ainsi faire entendre sa voix et partager son expérience dans la lutte contre la désertification, tout en recherchant de nouveaux partenariats et mécanismes de financement en faveur de la restauration des terres et du renforcement de la résilience des communautés.La participation camerounaise s’inscrit ainsi dans une dynamique continentale visant à faire de la restauration des terres un levier de développement durable, de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de stabilité des populations.Babaclimat Journal Agropasteur

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