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A Erevan en Arménie, ce Mercredi 21 octobre 2026 c’est le troisième jour; les négociations officielles de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17) se poursuivent ; la délégation sénégalaise se distingue par son engagement diplomatique en faveur de la préservation de la biodiversité, de financements prévisibles et d’une mise en œuvre effective des engagements internationaux. Cette journée du mercredi 21 octobre est marquée par des discussions cruciales sur le bilan des progrès accomplis depuis l’adoption du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal en 2022.Placée sous le slogan « Taking Action for Nature » (Agir pour la nature), la COP17 constitue une étape importante pour mesurer les avancées réalisées et identifier les obstacles qui freinent l’atteinte des objectifs mondiaux fixés à l’horizon 2030. Au cœur des discussions : la mobilisation des ressources financières, la protection des écosystèmes terrestres et marins, le transfert de technologies et le partage équitable des avantages tirés des ressources génétiques.La participation du Sénégal à cette conférence revêt une dimension diplomatique particulière. En plus de défendre ses priorités nationales en matière de conservation et de gestion durable de la biodiversité, le pays contribue à porter les préoccupations communes du continent africain dans les négociations internationales.Lors de la plénière d’ouverture, le Président du Groupe Africain des Negociateurs dans le cadre des conventions internationales de L’environnement et de la biodiversité Ousseynou Kassé s’est exprimé au nom du Groupe africain. Une intervention qui s’inscrit dans la volonté des pays africains d’obtenir des engagements financiers plus concrets de la part des pays développés.La délégation sénégalaise insiste notamment sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement prévisibles, adéquats et accessibles, placés sous l’autorité de la Conférence des Parties. Elle défend également un meilleur accès aux technologies ainsi qu’un partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, notamment les informations de séquençage numérique (DSI).Ces revendications interviennent dans un contexte où les besoins de financement de la biodiversité restent considérables, tandis que les ressources mobilisées demeurent insuffisantes au regard des ambitions affichées par la communauté internationale.Un bilan mondial qui révèle l’urgence d’agir à travers les échos obtenus ce Mercredi outre les discussions qui s’inscrivent dans la dynamique du premier bilan mondial de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en décembre 2022. Ce cadre fixe 23 objectifs destinés à enrayer et à inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030, avant de parvenir à une coexistence harmonieuse avec la nature à l’horizon 2050.Parmi les engagements majeurs figure la protection d’au moins 30 % des terres, des eaux intérieures et des espaces marins et côtiers d’ici à 2030.Cependant, les évaluations présentées dans le cadre des travaux internationaux soulignent l’ampleur des efforts encore nécessaires. La trajectoire actuelle demeure insuffisante pour atteindre l’ensemble des objectifs dans les délais impartis.La question du financement cristallise particulièrement les tensions. Selon les chiffres évoqués dans les débats, environ 7 300 milliards de dollars de financements publics et privés continueraient de soutenir des activités préjudiciables à la nature, contre quelque 220 milliards de dollars consacrés à sa protection. Cet écart alimente les demandes des pays en développement, qui réclament des ressources supplémentaires, durables et adaptées à leurs besoins.Pour les délégations africaines, l’enjeu est clair : les engagements internationaux ne pourront se traduire en résultats concrets sans une solidarité financière effective et un accès équitable aux moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.Au-delà des négociations diplomatiques, la participation d’acteurs engagés dans la conservation des écosystèmes marins illustre l’importance des alliances entre les initiatives nationales, régionales et internationales.À Erevan, IMPAC6 prend part à la COP17 aux côtés des délégations sénégalaise et africaine, avec l’ambition de renforcer les synergies entre les aires marines protégées, la conservation de la biodiversité et l’action collective en faveur de la nature.Cette participation s’inscrit dans une perspective qui conduit de la COP17 à Erevan vers IMPAC6, attendu à Dakar en 2027. Au-delà des rendez-vous internationaux, il s’agit de rapprocher les expériences, de partager les connaissances et de transformer les ambitions politiques en actions concrètes pour la protection des océans et des écosystèmes marins.Pour le Sénégal, cette continuité représente une occasion de valoriser les initiatives de conservation, de renforcer les partenariats et de promouvoir une gouvernance plus efficace des aires marines protégées.Des événements parallèles au rythme des négociationsEn marge des discussions officielles dans la Zone bleue, plusieurs rencontres thématiques ont également rythmé la journée du mercredi 21 octobre.Au Pavillon nordique, une session consacrée aux réseaux et aux innovations en faveur de la nature a permis de mettre en avant les approches collaboratives et les nouvelles pistes d’action. Un dialogue consacré à l’Initiative des paysages du bassin du Congo figurait également parmi les rendez-vous de la journée.La biodiversité a aussi été abordée sous l’angle de la culture et de la mobilisation citoyenne. Au Pavillon Nature Positive, une célébration consacrée à la Journée internationale du léopard des neiges a mis en avant les liens entre leadership politique, culture, sport et protection des espèces menacées.Ces événements parallèles complètent les négociations officielles en favorisant le dialogue entre gouvernements, organisations, acteurs de la conservation et partenaires engagés dans la recherche de solutions.À Erevan, la journée du 21 octobre rappelle que la réussite du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal dépendra autant de la volonté politique que de la disponibilité des financements, du partage des technologies et de la participation effective des pays en développement.La délégation sénégalaise entend ainsi contribuer à faire entendre les priorités africaines, notamment sur les moyens de mise en œuvre et l’équité dans la gouvernance mondiale de la biodiversité.De la COP17 en Arménie à IMPAC6 à Dakar en 2027, un même défi se dessine : unir les forces, partager les expériences et faire des engagements internationaux des actions mesurables sur le terrain. Car, pour enrayer l’érosion de la biodiversité, les déclarations ne suffisent plus. L’urgence est désormais de passer résolument des promesses aux réalisations.Babaclimat journal Agropasteur

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