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À l’approche de la COP17 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), prévue du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, en Arménie, le Sénégal prépare sa participation autour d’une position nationale concertée. La mobilisation de financements durables pour la conservation et la valorisation de la biodiversité marine et côtière figurent parmi les priorités mises en avant.Ainsi le Sénégal affine sa position en vue de sa participation à la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique (CDB). C’est dans cette perspective que le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a organisé un atelier préparatoire réunissant les différentes parties prenantes nationales, sous la conduite du point focal de la Convention, assuré par la Direction des Parcs nationaux (DPN).L’objectif de cette rencontre était de permettre aux acteurs concernés de s’accorder sur les orientations stratégiques du Sénégal et de définir une position commune à défendre lors des négociations internationales. Il s’agit, pour les autorités sénégalaises, de mieux coordonner les contributions nationales et de porter une voix cohérente sur les enjeux liés à la préservation de la biodiversité.Conduite par le colonel Ibrahima Guèye, directeur des Parcs nationaux et point focal de la CDB, la préparation de la délégation sénégalaise s’inscrit dans une dynamique de concertation avec les parties prenantes nationales et de coordination avec le Groupe africain.Cette démarche vise à harmoniser les positions, à identifier les intérêts prioritaires du pays et à renforcer sa capacité à intervenir dans les discussions sur les orientations internationales en matière de biodiversité.Pour le colonel Ibrahima Guèye, l’adoption d’une position commune constitue un enjeu essentiel pour défendre efficacement les intérêts nationaux au cours des négociations. La biodiversité, a-t-il rappelé, ne saurait être considérée comme une question exclusivement environnementale : elle concerne l’ensemble des secteurs d’activité et touche directement à la vie économique et sociale du Sénégal.Le financement durable de la conservation au cœur des prioritésParmi les principaux enjeux portés par le Sénégal figure la mobilisation de ressources financières durables pour préserver son patrimoine naturel. Le pays le Sénégal entend notamment identifier des mécanismes de financement susceptibles d’assurer la continuité des actions de conservation et de renforcer les moyens consacrés à la protection de la biodiversité.Cette orientation s’inscrit dans la perspective de la mise en place, par le gouvernement, d’un fonds fiduciaire dédié au financement de la conservation. Un tel mécanisme vise à contribuer à la pérennité des ressources nécessaires à la préservation des écosystèmes et à la mise en œuvre des engagements nationaux.Au-delà de la recherche de financements, l’enjeu consiste également à promouvoir des solutions adaptées aux réalités du pays, capables de concilier la protection des ressources naturelles, les besoins des populations et les impératifs du développement durable.La biodiversité marine et côtière constitue également un domaine prioritaire pour le Sénégal. À Erevan, le pays entend mettre en avant ses initiatives dans ce secteur et renforcer la visibilité de ses engagements en faveur de la préservation des écosystèmes marins et littoraux.Cette participation sera aussi l’occasion de promouvoir le sixième Congrès international sur les aires marines protégées, IMPAC6, annoncé comme devant se tenir pour la première fois en Afrique. Ce rendez-vous représente une opportunité de mobiliser les acteurs internationaux autour de la conservation marine et de valoriser les efforts déployés sur le continent.L’atelier préparatoire a également permis aux participants de renforcer leurs capacités en matière de négociation, de préciser les priorités nationales et de travailler à l’élaboration d’une feuille de route pour la délégation sénégalaise.Au total, douze thématiques ont été retenues pour structurer les travaux préparatoires. Elles doivent contribuer à la validation des positions nationales et à la définition des modalités de coordination entre les membres de la délégation.Cette phase de préparation apparaît déterminante pour permettre au Sénégal d’aborder les discussions d’Erevan avec des objectifs clairement définis, une meilleure articulation des contributions des différents acteurs et une stratégie cohérente.À l’approche de cette échéance internationale, le Sénégal entend ainsi faire valoir ses priorités, notamment le financement durable de la conservation et la protection de sa biodiversité marine et côtière. Une ambition qui repose sur une conviction défendue par le directeur des Parcs nationaux et point focal de la CDB : la biodiversité concerne tous les secteurs et constitue un enjeu majeur pour l’avenir économique, social et environnemental du pays.Babaclimat/Journal Agropasteur

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