Dakar accueillera, du 31 mai au 1er juin 2026 à la Place de la Nation, l’édition sénégalaise de la Journée mondiale du lait (JML 2026), placée sous le thème : « Gouvernance de la chaîne de valeur lait : gouvernance, qualité et marché pour une filière durable et compétitive ». Pour la première fois, l’organisation de cet événement majeur sera portée par l’Interprofession Laitière du Sénégal (INTERLAIT), avec l’appui de la Direction des Industries Animales (DIA) du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE).Un rendez-vous mondial au service de la souveraineté alimentaire institué en 2001 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture la FAO la Journée mondiale du lait reste un moment privilégié de communication, de sensibilisation et de réflexion sur le rôle essentiel du lait dans l’alimentation humaine, ainsi que sur ses dimensions économiques, sociales et culturelles.Au Sénégal, l’édition 2026 s’inscrit dans une ambition nationale forte : faire de la filière lait local un levier stratégique de développement endogène et durable, conformément à l’Agenda national de transformation Sénégal 2050 et à la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire.L’objectif est de bâtir un secteur laitier structuré, performant et souverain, capable de répondre à la demande nationale en produits laitiers tout en réduisant significativement le taux de dépendance aux importations.La JML 2026 se tient dans un contexte mondial marqué par des crises climatiques, sanitaires, sociales, économiques et géopolitiques qui accentuent les incertitudes dans les systèmes agricoles et alimentaires.Au Sénégal, la filière lait local demeure confrontée à plusieurs contraintes structurelles notamment la prédominance de systèmes d’élevage traditionnels ; la faible productivité des races locales ; l’insuffisance des infrastructures de collecte et de transformation ; les difficultés d’approvisionnement régulier en lait cru ; la forte concurrence des importations de poudre de lait.Face à ces défis, la structuration de la filière autour d’INTERLAIT apparaît comme une réponse stratégique pour renforcer la concertation entre producteurs, collecteurs, transformateurs, distributeurs et partenaires institutionnels.INTERLAIT, nouvelle force de coordination de la filièreReconnu par l’État du Sénégal, l’Interprofession Laitière du Sénégal a pour mission de promouvoir le développement du lait local, de faciliter la concertation entre les acteurs et de servir d’interlocuteur privilégié auprès des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers.Selon la Direction des Industries Animales, « INTERLAIT sera cette année le moteur de l’organisation, tandis que la DIA assurera l’accompagnement technique et institutionnel ».L’interprofession entend ainsi renforcer la cohérence, la coordination et la synergie entre tous les maillons de la chaîne de valeur.Un thème centré sur la gouvernance, la qualité et les marchés pour cette édition « Gouvernance de la chaîne de valeur lait : gouvernance, qualité et marché pour une filière durable et compétitive » qui traduit la volonté de mieux organiser les interventions des différents acteurs autour de trois axes stratégiques la Gouvernance et responsabilités institutionnelles- Analyse des rôles et synergies entre INTERLAIT, l’État, les ONG, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.; la Sécurisation des approvisionnements en lait cruRéflexion sur la production, la collecte, la rentabilité et la durabilité des systèmes d’approvisionnement des unités de transformation laitière et les Bonnes pratiques de fabrication et de commercialisation, la Promotion du respect des normes de qualité le renforcement des capacités marketing et amélioration de l’accès aux marchés.Des objectifs concrets pour une feuille de route nationale à travers les travaux qui viseront notamment à :clarifier les rôles et responsabilités des acteurs de la filière ;proposer des solutions endogènes pour sécuriser l’approvisionnement en lait cru tout au long de l’année ;définir des mécanismes d’amélioration de la qualité et de la commercialisation ;renforcer les compétences en marketing ; faciliter l’accès aux marchés ;élaborer une feuille de route nationale pour la mise en œuvre des recommandations.Deux jours d’échanges scientifiques et institutionnels acteront les activités qui se dérouleront sur deux journées :31 mai 2026 : ateliers scientifiquesPanels techniques, présentations en plénière, recommandations d’experts, discussions et débats.1er juin 2026 : cérémonie officielleRestitution des rapports, allocutions des autorités, exposition de produits laitiers locaux, dégustations, remise de distinctions et animations grand public.Une forte mobilisation des acteurs de la filière à travers la JML 2026 qui réunira producteurs, collecteurs, transformateurs et distributeurs ;organisations professionnelles ;projets et programmes de développement ;ministères sectoriels ;instituts de recherche et universités ;ONG ;institutions financières et compagnies d’assurance ; industries laitières ;fabricants d’équipements et d’emballages ; partenaires techniques et coopération internationale.L’événement sera parrainé par le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal et présidé par le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.Des activités de sensibilisation auprès des scolairesParmi les temps forts figurentégalement :la levée des couleurs à l’école Sacoura Badiane de Colobane ;la distribution de produits laitiers aux élèves ;l’exposition des produits laitiers locaux dans les stands des partenaires ; jodes séances de dégustation et d’animation.Vers une filière laitière souveraine et compétitiveAu-delà de la célébration, la Journée mondiale du lait 2026 ambitionne de poser les bases d’une gouvernance renforcée de la filière lait local au Sénégal.En confiant l’organisation à INTERLAIT, le Sénégal franchit une étape importante dans la structuration de son secteur laitier. L’enjeu est de faire du lait local un pilier de la souveraineté alimentaire, de la sécurité nutritionnelle et du développement économique des territoires ruraux.Babacar sene journal Agropasteur
