Participation des femmes pastorales, diversité des systèmes pastoraux et limites de la concertation : autant de questions au cœur d’un webinaire organisé dans le cadre du projet REPAiR, à la lumière des enseignements de la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et du Rassemblement mondial des femmes pastoralistes au Népal.La participation des communautés pastorales aux programmes de gestion des parcours et des terres de pâturage constitue un enjeu majeur pour la gouvernance des territoires, la préservation des ressources naturelles et la prise en compte des réalités vécues par les éleveurs et les éleveuses.C’est autour de cette problématique que s’articule un webinaire organisé par le projet REPAiR, qui propose d’interroger les conditions nécessaires à une participation effective des femmes pastoralistes aux processus de concertation et de décision à l’échelle mondiale.Plusieurs questions sont soulevées : comment construire un processus mondial consacré au pastoralisme en associant pleinement les femmes pastoralistes ? Quelles formes de pastoralisme sont représentées dans ces initiatives et comment concilier la diversité des cultures, des pratiques et des réalités territoriales ?Les échanges portent également sur l’efficacité des mécanismes de participation à l’échelle mondiale, leurs limites et les obstacles qui empêchent parfois les communautés concernées de faire entendre leurs voix.De la consultation à une participation effectiveL’un des principaux enjeux consiste à distinguer la simple consultation de la participation réelle. Le fait de solliciter l’avis des communautés pastorales ne garantit pas nécessairement que leurs préoccupations soient prises en compte dans les décisions finales.Cette question est particulièrement importante pour les femmes pastoralistes, dont les expériences, les responsabilités et les connaissances des territoires peuvent être insuffisamment représentées dans les espaces de dialogue et de gouvernance.Le webinaire entend ainsi ouvrir une réflexion sur les moyens de renforcer leur implication, de mieux représenter la diversité des systèmes pastoraux et de favoriser des processus plus inclusifs.Les réflexions proposées s’appuient notamment sur les enseignements tirés de la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et du Rassemblement mondial des femmes pastoralistes organisé au Népal.À travers cette initiative, le projet REPAiR entend contribuer au débat sur les conditions d’une participation plus significative des communautés pastorales, en particulier des femmes, à la gestion des parcours et aux décisions qui concernent leur avenir.Informations pratiquesBabacar sene Journal Agropasteur
