0 4 minutes 18 minutes
Spread the love

La longue pause pluviométrique observée dans la région de Kaffrine suscite une vive inquiétude chez les producteurs agricoles et les éleveurs. Après les premières précipitations, qui ont permis un léger reverdissement du tapis herbacé, les pluies se sont interrompues depuis plusieurs jours, compromettant le bon déroulement de la campagne agricole.Dans plusieurs localités, certains agriculteurs n’ont enregistré qu’une seule pluie depuis le début de l’hivernage. Ceux qui avaient pris le pari de semer le mil dès les premières précipitations voient aujourd’hui leurs cultures souffrir du manque d’eau. Quant aux autres spéculations, notamment l’arachide, le maïs et le niébé, de nombreux producteurs attendent toujours des pluies suffisantes pour procéder aux semis.Au cours d’une tournée effectuée cette semaine dans les zones Centre, Est et Sud du pays, le contraste est frappant. Dans plusieurs localités de l’Est et du Sud, le maïs est déjà au stade de la floraison et présente une évolution satisfaisante. Les cultures d’arachide suivent également un développement normal, grâce à des pluies plus régulières, tombées dès le mois de juin dans certaines zones et en juillet dans d’autres.En revanche, la région de Kaffrine fait face à une interruption prolongée des précipitations, une situation qui menace aussi bien les cultures que les pâturages. Si cette pause venait à se prolonger, elle pourrait compromettre la croissance des plantes, retarder les semis et aggraver les difficultés des éleveurs confrontés à un déficit de fourrage.Pendant ce temps, dans les pays voisins comme la Guinée et la Guinée-Bissau, les conditions pluviométriques sont plus favorables. Les premières récoltes de maïs sont attendues prochainement sur les marchés de Vélingara, Diaobé, Kolda et Tambacounda, illustrant les disparités de la campagne agricole au sein de la sous-région.La situation de Kaffrine mérite ainsi une attention particulière des autorités, des services techniques et des partenaires du monde rural. Une intervention rapide, fondée sur un suivi rapproché de l’évolution de la saison, est indispensable afin d’anticiper les conséquences d’un éventuel déficit pluviométrique.Les services météorologiques rappellent régulièrement aux producteurs, aux éleveurs et aux collectivités territoriales la nécessité de rester vigilants et d’adapter leurs pratiques aux conditions climatiques. Si les pluies reprennent dans les prochains jours, elles pourraient relancer la croissance des cultures et favoriser la régénération des pâturages. En revanche, une prolongation de cette pause pluviométrique accentuerait les risques sur la production agricole et la situation pastorale.Plus que jamais, la région de Kaffrine appelle à une surveillance renforcée de l’évolution de l’hivernage afin que les décisions nécessaires soient prises à temps pour limiter les impacts de cette situation préoccupante.Babacar sene journal Agropasteur

Laisser un commentaire