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À quelques semaines de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), prévue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator (Mongolie), les acteurs sénégalais de la société civile, les services techniques de l’État, les chercheurs et les partenaires au développement ont tenu, le 20 juillet à Dakar, une journée préparatoire dans le cadre de la 5e édition de la Semaine Climat-Énergie.Cette rencontre avait pour objectif de bâtir une position nationale concertée autour des principaux enjeux de la COP17, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ».Dans sa note introductive, le Directeur exécutif d’Enda Énergie, Emmanuel.S. Seck, a appelé à une meilleure articulation entre les trois Conventions de Rio climat, biodiversité et lutte contre la désertification.Selon lui, ces instruments internationaux poursuivent des objectifs communs mais restent encore mis en œuvre de façon sectorielle, au détriment d’une approche intégrée des territoires.Il a plaidé pour une gouvernance fondée sur les réalités locales, la participation des communautés, la subsidiarité avec les collectivités territoriales et la synergie entre les politiques publiques.Les participants ont rappelé que la COP17 intervient à un moment stratégique. Elle devra définir les orientations de la Convention après 2030, examiner l’éventuelle adoption d’un protocole juridiquement contraignant sur la sécheresse et valoriser le pastoralisme dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des pasteurs 2026.Pour le Sénégal, où près de 17 % des terres présentent un niveau avancé de dégradation, ces enjeux concernent directement la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la préservation des ressources naturelles.Les échanges ont permis de valoriser plusieurs initiatives conduites par les organisations de la société civile :les actions de restauration des terres salées menées par l’IPAR dans le Sine-Saloum ; les expériences agroécologiques portées par Enda Pronat et la plateforme DyTAES ; la gouvernance communautaire des unités pastorales dans le Ferlo, présentée par EGAP ; les travaux d’IED Afrique sur la Neutralité en matière de dégradation des terres et les initiatives du GRET en matière de gestion intégrée des ressources en eau dans les Niayes.Toutes ces expériences démontrent que les solutions locales constituent des réponses concrètes aux défis de la désertification, de la sécheresse et des changements climatiques.Les participants ont adopté une feuille de route visant à renforcer la coordination entre les organisations de la société civile et le Point focal national de la CNULCD jusqu’à la tenue de la COP17.Ils ont également convenu de porter des messages de plaidoyer communs, notamment l’adoption d’un protocole international juridiquement contraignant sur la sécheresse ;la sécurisation des droits fonciers des communautés, notamment des femmes et des jeunes ; la reconnaissance de l’agroécologie et du pastoralisme comme solutions majeures de résilience ; la mobilisation de financements accessibles pour la restauration des terres ; le renforcement de la participation de la société civile dans les négociations internationales et la valorisation des expériences locales dans les politiques nationales et internationales.Au terme de cette journée, les participants ont réaffirmé leur volonté de parler d’une seule voix à Oulan-Bator afin de défendre les intérêts des communautés rurales, promouvoir une gestion durable des terres et contribuer à l’élaboration d’une nouvelle vision mondiale de lutte contre la désertification au-delà de 2030.La rencontre marque ainsi une étape importante dans la préparation de la délégation sénégalaise, avec l’ambition de faire des expériences nationales un levier d’influence dans les négociations internationales.Babaclimat Journal Agropasteur

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