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Une séance d’information interactive avec Astrid Schomaker, Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, est prévue le 11 septembre 2026À moins de six semaines de l’ouverture de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité de 2026, prévue du 19 au 30 octobre à Erevan, en Arménie, les regards se tournent déjà vers les principaux enjeux qui seront au cœur des négociations de la COP17.Dans cette perspective, les journalistes sont invités à prendre part, le vendredi 11 septembre 2026, à une séance d’information privée et interactive en ligne avec Astrid Schomaker, Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CDB).Cette rencontre avec les médias doit permettre de dresser un état des lieux des progrès accomplis depuis l’adoption, en 2022, du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité (KMGBF) et de mieux cerner les dossiers qui devraient dominer les discussions à Erevan.Le monde encore loin des objectifs de 2030La COP17 intervient à un moment particulièrement critique : à mi-parcours de la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal, les gouvernements devront procéder au premier examen mondial des progrès collectifs réalisés pour atteindre les 23 cibles fixées à l’horizon 2030, ainsi que les objectifs généraux à l’horizon 2050.Les dernières données disponibles dressent un constat contrasté.Un nombre record de 130 Parties à la CDB, soit plus de 70 %, ont soumis leurs rapports nationaux, tandis que 172 Parties, près de 90 %, ont communiqué leurs objectifs nationaux en matière de biodiversité.Ces avancées témoignent d’une mobilisation croissante des États. Mais la mise en œuvre sur le terrain demeure préoccupante. Moins de la moitié des objectifs nationaux alignés évalués par les Parties sont actuellement considérés comme étant en bonne voie d’être atteints.Autrement dit, les engagements existent, mais le rythme de leur traduction en actions concrètes reste insuffisant au regard de l’urgence écologique.La COP17 d’Erevan apparaît ainsi comme une étape déterminante pour tenter de combler l’écart entre les engagements internationaux et leur mise en œuvre.La rencontre avec les médias permettra notamment de revenir sur les conclusions du Dialogue de Kunming, organisé en amont de la COP17, et au cours duquel les Parties et les autres acteurs ont examiné les principaux déficits dans la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal.Plusieurs dossiers sensibles seront au centre des échanges : le financement de la biodiversité, la mobilisation des ressources, la réforme des subventions néfastes pour l’environnement, la consommation durable et la responsabilité du secteur privé face à la perte de biodiversité.Entreprises, financement et partage des bénéfices : les dossiers sensiblesLe rôle des entreprises constituera également un enjeu majeur à Erevan. Il s’agira notamment de mieux prendre en compte leurs impacts et leurs dépendances à l’égard de la biodiversité et d’accélérer la transformation des modèles économiques.La question du financement devrait, elle aussi, occuper une place centrale dans les négociations. Les pays devront examiner les moyens de mobiliser davantage de ressources pour financer la protection et la restauration de la biodiversité, tout en s’attaquant aux subventions susceptibles de contribuer à sa dégradation.Autre dossier particulièrement attendu : le Cali Fund, lié au partage des bénéfices découlant de l’utilisation des informations de séquences numériques sur les ressources génétiques. La question de savoir comment répartir équitablement les bénéfices issus de ces ressources constitue un enjeu important pour de nombreux pays en développement.La COP17 devra également avancer sur le nouveau programme de travail permanent au titre de l’article 8 de la Convention, consacré aux savoirs traditionnels.La participation et le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la réalisation des objectifs du Cadre mondial de Kunming-Montréal devraient ainsi figurer parmi les questions importantes du sommet.Ces communautés sont en première ligne face aux transformations des écosystèmes et jouent un rôle essentiel dans la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Leur implication dans les politiques de conservation et dans les mécanismes de décision apparaît dès lors comme un enjeu majeur de la mise en œuvre du cadre mondial.À l’approche d’Erevan, plusieurs interrogations demeurent : où le monde est-il réellement sur la bonne voie ? Où les engagements échouent-ils ? Quels moyens financiers peuvent permettre de passer des promesses à l’action ? Et surtout, quels résultats de la COP17 pourraient constituer une avancée significative vers les objectifs de 2030 ?C’est autour de ces questions que s’articulera la séance d’information du 11 septembre avec Astrid Schomaker.La rencontre débutera par des remarques introductives de la Secrétaire exécutive de la CDB, avant une discussion interactive enregistrée avec les journalistes, suivie d’une séance de questions-réponses.Du 19 au 30 octobre 2026, Erevan accueillera la 17e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, ainsi que les réunions des Parties aux Protocoles de Cartagena et de Nagoya.Le sommet sera surtout marqué par le premier examen mondial des progrès collectifs réalisés depuis l’adoption du Cadre mondial de Kunming-Montréal en 2022.À quatre ans de l’échéance de 2030, le message est désormais clair : il ne suffit plus d’adopter des engagements. Il faut accélérer leur mise en œuvre, mobiliser les financements et obtenir des résultats mesurables sur le terrain.À Erevan, la communauté internationale devra donc répondre à une question fondamentale : comment transformer l’ambition mondiale de stopper et d’inverser la perte de biodiversité en actions suffisamment rapides et suffisamment ambitieuses pour changer réellement la trajectoire actuelle ?Babaclimat – Journal Agropasteur

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