À la COP17 sur la biodiversité, organisée à Erevan, en Arménie, Hindou Oumarou Ibrahim, représentante de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad (AFPAT), porte un plaidoyer essentiel : placer les communautés autochtones et les populations pastorales au cœur des stratégies de préservation de la biodiversité et d’adaptation aux changements climatiques.La participation de Hindou Oumarou Ibrahim à la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17) met en lumière le rôle déterminant de la société civile dans les négociations et les initiatives internationales en faveur de la protection du vivant. À travers son engagement, cette figure tchadienne du plaidoyer environnemental contribue à faire entendre la voix de communautés dont les connaissances, les pratiques et les moyens d’existence sont étroitement liés à la nature.Représentante de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad (AFPAT), Hindou Oumarou Ibrahim défend depuis plusieurs années la reconnaissance des savoirs traditionnels et la participation effective des peuples autochtones aux décisions qui concernent leurs territoires. Son engagement souligne notamment la place des femmes autochtones et des communautés pastorales dans la recherche de réponses durables aux défis environnementaux.Les savoirs autochtones,constituent une richesse pour préserver la biodiversité.Dans un contexte marqué par l’érosion de la biodiversité, les effets du changement climatique et la fragilisation des écosystèmes, son plaidoyer rappelle que les communautés locales ne doivent pas être considérées comme de simples bénéficiaires des politiques environnementales. Elles sont également détentrices de connaissances et de pratiques susceptibles de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles et à la résilience des territoires.À travers la sensibilisation, la valorisation des savoirs traditionnels et la promotion de solutions d’adaptation climatique, Hindou Oumarou Ibrahim défend une approche qui associe les connaissances scientifiques aux expériences acquises par les populations au contact direct de leur environnement.Cette démarche revêt une importance particulière pour les communautés pastorales, dont les activités dépendent de l’accès aux pâturages, à l’eau et aux ressources naturelles. Face aux bouleversements climatiques et à la dégradation des écosystèmes, la reconnaissance de leurs pratiques et de leur expertise constitue un enjeu majeur pour concilier préservation de la biodiversité, résilience climatique et maintien des moyens d’existence.Faire de la participation des communautés une priorité telle est l’ambition qui justifie la présence de Hindou Oumarou Ibrahim à Erevan qui rappelle ainsi que la lutte contre la perte de biodiversité ne saurait se limiter à la création d’aires protégées ou à l’adoption d’engagements internationaux. Elle doit également intégrer les droits des peuples autochtones, la protection de leurs territoires, la transmission de leurs connaissances et leur participation effective aux décisions.Au-delà de la représentation du Tchad et de l’AFPAT, son engagement donne une visibilité internationale aux préoccupations des femmes autochtones et des populations pastorales, souvent confrontées aux conséquences directes des changements environnementaux.À la COP17, cette voix tchadienne contribue à rappeler une exigence fondamentale : protéger la biodiversité, c’est aussi reconnaître celles et ceux qui vivent avec la nature, la connaissent et contribuent quotidiennement à sa préservation.Babaclimat journal Agropasteur
