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La délégation tchadienne entend faire de sa participation à la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), à Erevan, en Arménie, une opportunité pour renforcer les partenariats et promouvoir des solutions concrètes face aux changements climatiques, à la dégradation des écosystèmes et à la perte de biodiversité.En marge de la COP17 sur la biodiversité, le secrétaire général du ministère de l’Environnement, Koulourambaye Koundja Julien, a présidé une réunion de cadrage avec les membres de la délégation tchadienne. L’objectif est d’assurer une participation coordonnée et active aux travaux de cette conférence internationale, qui se poursuit jusqu’au 30 octobre 2026.À cette occasion, le secrétaire général a donné les orientations nécessaires pour harmoniser les interventions de la délégation. Il a rappelé que l’action de chaque membre doit être guidée par l’intérêt général du Tchad et de ses populations.Il a notamment insisté sur la nécessité de privilégier les rencontres bilatérales afin de consolider les partenariats existants et d’explorer de nouvelles possibilités de coopération en adéquation avec les priorités nationales. Les membres de la délégation ont également été invités à porter la voix du Tchad et à réaffirmer son engagement en faveur de la protection de la biodiversité, de la restauration des terres et de la gestion durable des ressources naturelles.Cette réunion de cadrage vise ainsi à transformer la participation tchadienne à la COP17 en perspectives concrètes au bénéfice du pays et de ses populations.Au-delà des négociations officielles, la participation du Tchad s’illustre également à travers des initiatives de terrain présentées en marge de la conférence. La Fédération luthérienne mondiale (FLM) au Tchad a notamment organisé un événement parallèle consacré aux expériences d’adaptation climatique fondée sur une approche transformatrice du genre.Financée par Affaires mondiales Canada (GAC), avec l’appui de son partenaire technique Canadian Lutheran World Relief (CLWR), cette initiative met en lumière des réponses locales aux effets conjugués des changements climatiques, de la perte de biodiversité et de la dégradation des écosystèmes.Lors de cet événement, le responsable du programme transfrontalier consacré aux solutions fondées sur la nature (NBS) a partagé les expériences conduites au Tchad et au Cameroun. Il a souligné les interactions entre dérèglement climatique, appauvrissement des ressources naturelles, pauvreté et conflits liés à leur accès et à leur utilisation.Les solutions présentées reposent sur des pratiques adaptées aux réalités des territoires : agroécologie, agroforesterie, régénération naturelle assistée, fixation biologique des dunes, reboisement avec des espèces locales, gestion durable des ressources halieutiques et protection des couloirs de transhumance.Ces interventions visent à restaurer les écosystèmes, à préserver la biodiversité et à renforcer les moyens de subsistance des communautés. Elles contribuent également à améliorer leur capacité d’adaptation aux chocs climatiques et à favoriser la cohésion sociale.L’expérience du bassin du lac Tchad illustre les liens étroits entre la préservation de la nature, la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et la stabilité des communautés. Dans cette région confrontée à de multiples pressions environnementales et socioéconomiques, la restauration des écosystèmes constitue un levier important pour renforcer la résilience des populations et prévenir les conflits liés aux ressources naturelles.La COP17 constitue ainsi une occasion de mettre en avant des approches intégrées associant restauration écologique, adaptation climatique et développement local. La prise en compte des savoirs des communautés, des besoins des femmes et des jeunes ainsi que des activités pastorales et agricoles est essentielle pour assurer la durabilité des interventions.Les échanges d’Erevan s’inscrivent dans le cadre des ambitions du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui prévoit notamment la conservation de 30 % des terres et des mers à l’horizon 2030.Hindou Oumarou Ibrahim, une voix tchadienne pour les peuples autochtones a participé à la COP17; ce qui renvoie également à l’engagement des acteurs de la société civile en faveur de la protection de la biodiversité et de l’adaptation climatique. Hindou Oumarou Ibrahim, représentante de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad (AFPAT), représente une figure emblématique de cet engagement, elle porte la voix des communautés autochtones et des populations pastorales.À travers son travail de sensibilisation, la valorisation des savoirs traditionnels et la promotion de solutions d’adaptation aux changements climatiques, elle contribue à faire reconnaître le rôle des communautés locales dans la préservation des écosystèmes.Son engagement rappelle que la lutte contre la perte de biodiversité ne peut se limiter aux politiques de conservation. Elle doit aussi prendre en compte les droits, les connaissances et les moyens d’existence des populations qui dépendent directement des ressources naturelles.À Erevan, les différentes initiatives présentées autour de la participation tchadienne convergent vers un même enjeu : faire de la restauration de la nature un investissement dans la résilience climatique, la sécurité alimentaire, la prévention des conflits et la paix durable

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