À Erevan, en Arménie, la délégation ivoirienne prend part à la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique. Conduite par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, elle entend valoriser les acquis nationaux en matière de conservation et renforcer les partenariats en faveur de la biodiversité.Arrivé à Erevan le 26 octobre 2026, le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a rencontré la délégation de son pays mobilisée pour cette grande rencontre internationale consacrée à la biodiversité.Composée d’une trentaine de personnes, la délégation a été invitée par le ministre à participer activement aux travaux de la conférence. Abou Bamba a également appelé ses membres à faire preuve de solidarité, de cohésion et de patriotisme tout au long de cette échéance internationale, qui constitue un cadre important de dialogue et de coopération pour la préservation du patrimoine naturel.L’OIPR entend valoriser les acquis de la conservationParmi les institutions ivoiriennes mobilisées figure l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), qui entend mettre en avant les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire dans la gestion des parcs nationaux et des réserves naturelles.Placée sous le thème « Agir pour la nature », la COP17 constitue une occasion d’évaluer les avancées enregistrées, de prendre connaissance des nouvelles orientations internationales et de renforcer les engagements en faveur de la préservation de la biodiversité.Pour l’OIPR, cette participation vise également à nouer des partenariats techniques et financiers susceptibles de soutenir la mise en œuvre du Programme-cadre de gestion des aires protégées de deuxième génération (PCGAP2). L’enjeu est de consolider les efforts de conservation et d’améliorer durablement la gestion des espaces naturels protégés.La délégation de l’OIPR est conduite par le Colonel-Major Ouattara Kassoum Dramane, directeur de l’Administration et des Ressources humaines, et le Colonel Amon Koutoua Benoît, directeur technique. Elle bénéficie de l’appui de la coopération allemande, à travers la GIZ, dans le cadre de la deuxième phase du Programme de gouvernance et de gestion durable des ressources naturelles (Pro2GRN II).En prélude à la COP17, les représentants de l’OIPR ont participé, les 17 et 18 octobre 2026, au Symposium de la conservation d’Erevan. Cette rencontre a réuni plus de 200 participants autour du thème « Au-delà des aires protégées par l’État », ouvrant la réflexion sur les approches de conservation qui associent davantage les communautés et les autres acteurs de la gestion des ressources naturelles.Les échanges ont notamment porté sur l’Objectif 3 du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Celui-ci prévoit, à l’horizon 2030, la conservation et la gestion efficace d’au moins 30 % des terres, des eaux intérieures ainsi que des zones côtières et marines.À l’issue du symposium, un projet d’appel à l’action d’Erevan a été proposé. Il met notamment l’accent sur le renforcement des cadres juridiques et institutionnels, la reconnaissance des droits des peuples autochtones et le développement de la gouvernance communautaire dans la conservation de la nature.Ces orientations doivent contribuer à nourrir les discussions de haut niveau de la COP17, dans un contexte où la protection de la biodiversité appelle une mobilisation accrue des États, des institutions spécialisées, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales.Pour la Côte d’Ivoire, cette conférence représente ainsi une opportunité de faire valoir son expérience en matière de gestion des aires protégées, tout en consolidant les coopérations nécessaires à la mise en œuvre de ses engagements en faveur de la biodiversité.Babaclimat journal Agropasteur
