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En marge de la COP17 sur la biodiversité, organisée à Erevan, en Arménie, le Sénégal a lancé un appel à la mobilisation des acteurs et partenaires de la conservation marine pour assurer le succès du 6ᵉ Congrès international des aires marines protégées (IMPAC6), prévu à Dakar en mars prochain. Une rencontre présentée comme une opportunité majeure pour accélérer la réalisation de l’objectif mondial 30/30 en Afrique de l’Ouest.Le Sénégal entend faire d’IMPAC6 un rendez-vous majeur pour la conservation de la biodiversité marine et côtière. C’est le message porté par Dr Aliou Gori Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, lors d’un événement parallèle (side-event) organisé par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), à l’occasion de la COP17 sur la biodiversité, à Erevan.Placée sous le thème « IMPAC6, une opportunité pour accélérer la réalisation de l’objectif 30/30 par les pays ouest-africains », cette rencontre a permis de réaffirmer l’importance d’une mobilisation régionale autour de ce congrès international, qui se tiendra à Dakar en mars prochain.Pour le ministre sénégalais, la réussite de cet événement repose sur l’engagement de l’ensemble des acteurs et partenaires de la conservation. Il les a ainsi invités à participer massivement à ce rendez-vous international, appelé à renforcer les efforts en faveur de la protection des océans et de la biodiversité marine.« À l’image des JOJ, l’Afrique accueille, Dakar célèbre », a-t-il déclaré, dans un appel à la mobilisation des acteurs de l’écosystème marin mondial. Au-delà de la portée symbolique de cette rencontre, le ministre a insisté sur la nécessité de promouvoir une gouvernance efficace des espaces marins, reposant notamment sur des mécanismes adaptés de suivi, de surveillance et de gestion des aires marines protégées (AMP).L’appel du Sénégal a trouvé un écho favorable auprès de plusieurs responsables gouvernementaux d’Afrique de l’Ouest et d’acteurs engagés dans la conservation marine.Carlos Pinto Pereira, ministre de l’Environnement et de l’Action climatique de la Guinée-Bissau, Fassou Théa, ministre de l’Environnement et du Développement durable de la Guinée, ainsi qu’Ahmed Zein, représentant la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Mohamed Laghdaf, se sont joints à cette dynamique.Une véritable mobilisation régionale autour des engagements marins que le directeur exécutif du PRCM, Ahmed Senhoury, a magnifié en prenant part à cet appel collectif; les différents intervenants ont également réaffirmé leur volonté de contribuer à l’atteinte des objectifs d’IMPAC6 et au renforcement de la coopération régionale en matière de conservation marine.Les échanges ont notamment mis en avant deux priorités : l’extension des aires marines protégées et la ratification du traité sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, connu sous le sigle BBNJ.L’objectif mondial 30/30, porté par le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, vise à assurer, d’ici à 2030, la conservation et la gestion efficaces d’au moins 30 % des zones terrestres, des eaux intérieures, ainsi que des zones marines et côtières.Dans ce contexte, IMPAC6 représente une occasion pour les pays ouest-africains de renforcer leurs engagements, de partager leurs expériences et de développer des réponses concertées face aux pressions qui menacent les écosystèmes marins et côtiers.En portant cette ambition à la COP17 d’Erevan, le Sénégal entend faire de Dakar un espace de dialogue, de coopération et d’action pour la protection des océans. L’enjeu sera désormais de transformer cette mobilisation politique en engagements concrets, capables de consolider la gouvernance marine et d’accélérer les efforts régionaux en faveur de la biodiversité.À quelques mois du congrès, le message est clair : la réussite d’IMPAC6 dépendra de la participation des États, des organisations régionales, des partenaires techniques et financiers, des scientifiques et de l’ensemble des acteurs de la conservation marine.Babaclimat journal Agropasteur

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