Entre mobilisation régionale pour le congrès IMPAC6 à Dakar, promotion de la Grande Muraille Verte, négociations sur les financements de la biodiversité et gouvernance internationale des océans, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, conduit une participation sénégalaise active et diversifiée à la COP17 sur la biodiversité, en harmonie avec sa délégation et les agences rattachées à son département.À Erevan, en Arménie, la journée du mercredi 28 octobre 2026 a été marquée par une intense activité diplomatique et technique de la délégation sénégalaise à la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique. Sous l’impulsion du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, les échanges et les rencontres se sont articulés autour de plusieurs priorités : la conservation des écosystèmes marins et terrestres, la restauration des terres dégradées, la mobilisation des financements internationaux et le renforcement des partenariats stratégiques.À travers cette mobilisation, le Sénégal entend faire entendre sa voix dans les négociations internationales, tout en valorisant ses initiatives nationales et en consolidant les alliances nécessaires à la mise en œuvre de ses engagements en faveur de la biodiversité.La préparation du 6ᵉ Congrès international des aires marines protégées (IMPAC6), prévu à Dakar en mars 2027, a constitué l’un des axes majeurs de cette journée. Le Sénégal a saisi cette tribune internationale pour mobiliser les pays d’Afrique de l’Ouest et les partenaires internationaux autour de ce rendez-vous consacré à la conservation des écosystèmes marins et côtiers.Cette démarche vise à renforcer la participation des acteurs régionaux, à consolider les coopérations et à faire de Dakar un espace de dialogue et de partage d’expériences sur la gestion durable des aires marines protégées. Elle traduit également la volonté du Sénégal de jouer un rôle moteur dans les initiatives régionales en faveur de la préservation du patrimoine marin.La restauration des terres et la lutte contre la désertification ont également occupé une place importante dans les activités de la délégation. L’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASERGMV), représentée par son directeur général, Ansoumana Sané, a contribué à la valorisation de l’expérience sénégalaise en matière de reforestation, de réhabilitation des terres dégradées et de lutte contre la dégradation des écosystèmes.Au-delà du partage d’expériences, cette participation a permis d’inscrire la Grande Muraille Verte dans une dynamique de coopération renforcée. La recherche de nouveaux partenariats techniques et financiers demeure essentielle pour accompagner les projets de restauration, soutenir les interventions sur le terrain et consolider les acquis de cette initiative continentale.Financement de la biodiversité : porter les priorités africainesSur le front des négociations, la question des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal demeure un enjeu central.En coordination avec le Groupe africain, la délégation sénégalaise a pris part aux échanges visant à promouvoir des mécanismes de financement plus transparents, prévisibles, accessibles et adaptés aux besoins des pays en développement. Pour le Sénégal et les autres pays africains, l’enjeu est de transformer les engagements internationaux en moyens d’action concrets, capables de soutenir la conservation des espèces, la restauration des écosystèmes et la protection des ressources naturelles.Cette mobilisation diplomatique souligne l’importance d’une meilleure adéquation entre les ambitions affichées à l’échelle mondiale et les moyens effectivement mis à la disposition des pays pour atteindre leurs objectifs en matière de biodiversité.La protection de la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales a constitué un autre volet important de cette participation. Dans le prolongement des échanges engagés les jours précédents, notamment autour de l’initiative BBNJ First Movers, le Sénégal a réaffirmé son intérêt pour le renforcement de la gouvernance internationale des océans.À Erevan, le ministre Dr Aliou Gori Diouf a participé à plusieurs rencontres stratégiques organisées en marge de la COP17, notamment à un événement porté par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), à la rencontre des BBNJ First Movers ainsi qu’au briefing ministériel du Groupe africain.Ces espaces de concertation permettent de rapprocher les positions, de renforcer les alliances et de promouvoir une action internationale plus cohérente face aux pressions qui s’exercent sur les écosystèmes marins. Ils témoignent également de l’importance accordée par le Sénégal à la coopération régionale et internationale pour préserver les océans et leur biodiversité.La diversité des activités menées le mercredi 28 octobre illustre l’ampleur du travail engagé par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique et la complémentarité des interventions de la délégation sénégalaise. Entre concertations ministérielles, rencontres techniques, initiatives de coopération et négociations internationales, cette participation repose sur la mobilisation conjointe du département ministériel, de ses structures rattachées et des partenaires engagés dans la protection de la nature.Cette dynamique collective est déterminante pour défendre les priorités du Sénégal, valoriser ses expériences et rechercher les partenariats susceptibles de renforcer l’action nationale en faveur de la biodiversité.À Erevan, le Sénégal entend ainsi conjuguer diplomatie environnementale, coopération régionale et recherche de solutions concrète avec une délégation mobilisée autour d’une même ambitionAu-delà des déclarations d’engagement, l’enjeu reste de mobiliser les ressources, de consolider les alliances et de traduire les décisions internationales en actions durables au bénéfice des populations et des écosystèmes.Préserver la nature, c’est aussi préserver les conditions d’une paix durable.Babaclimat Journal Agropasteur
