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Une conférence de presse d’ouverture organisée ce lundi 27 juillet 2026 Nairobi va permettre d’éclairer les médias sur les enjeux des réunions des organes subsidiaires de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Pendant deux semaines, les Parties examineront le premier rapport mondial d’étape sur la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité (KMGBF) et prépareront les recommandations qui seront soumises à la COP17 prévue en octobre 2026 à Erevan, en Arménie.À mi-parcours de la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, adopté en 2022 avec pour horizon 2030, les Parties à la Convention sur la diversité biologique se réunissent à Nairobi afin d’évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des 23 objectifs mondiaux en faveur de la biodiversité.Ces travaux portent sur un projet de rapport d’étape intitulé « État des lieux de l’action en faveur de la biodiversité », qui constitue la première évaluation mondiale des progrès réalisés depuis l’adoption du Cadre. Ce document servira de base au premier Examen mondial qui sera présenté lors de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17).À l’issue des réunions de Nairobi, les principales conclusions et les messages clés du rapport seront finalisés avant la publication de sa version définitive, qui sera rendue publique peu après ces rencontres et officiellement examinée lors de la COP17.Les délégations nationales auront pour mission d’examiner les résultats du premier rapport mondial et de négocier les recommandations destinées à accélérer la mise en œuvre des engagements pris en 2022.Le rapport souligne que, malgré une mobilisation internationale sans précédent en faveur de la nature, les efforts actuellement déployés demeurent insuffisants pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.Les négociations se déroulent dans le cadre des deux organes subsidiaires de la Convention : le SBSTTA-28, chargé des avis scientifiques, techniques et technologiques, et le SBI-7, responsable des questions relatives à la mise en œuvre de la Convention.Ensemble, ces deux instances préparent les décisions qui seront soumises à la COP17 ainsi qu’aux réunions des Protocoles de Nagoya et de Carthagène (MOP 6 et MOP 12), prévues en octobre prochain à Erevan.Le SBSTTA-28 examinera les données scientifiques qui orienteront les décisions de la COP17 et identifiera les domaines dans lesquels l’action mondiale devra être renforcée.Les discussions porteront notamment sur la biodiversité marine et côtière, les aires protégées et conservées, la gestion durable de la faune sauvage, la biologie synthétique ainsi que l’utilisation des connaissances scientifiques dans les processus décisionnels. Les Parties s’appuieront également sur les récentes évaluations de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).De son côté, le SBI-7 se penchera sur les questions relatives au financement, à la mobilisation des ressources, aux informations numériques sur les séquences génétiques (DSI), au renforcement des capacités, à l’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques ainsi qu’à la mise en œuvre des Protocoles de Nagoya et de Carthagène.Les responsables appellent à une accélération de l’action; Sur ce , la Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Astrid Schomaker, estime que le Cadre mondial de Kunming-Montréal a permis de susciter un engagement mondial sans précédent en faveur de la biodiversité.Selon elle, le Rapport mondial offre, pour la première fois, une base de données commune permettant d’évaluer les progrès réalisés. Elle souligne toutefois que ces informations n’auront de valeur que si elles permettent aux Parties de prendre des décisions ambitieuses afin d’accélérer les actions nécessaires d’ici 2030.Le président du SBSTTA-28, Jean Bruno Mikissa (Gabon), rappelle que les recommandations scientifiques constituent le lien indispensable entre les connaissances scientifiques et les décisions politiques. Il insiste sur la nécessité de fournir aux Parties des avis rigoureux et techniquement solides pour préparer la COP17.Pour sa part, la présidente du SBI-7, Clarissa Souza Della Nina (Brésil), considère cette session comme une étape déterminante avant la COP17. Selon elle, les décisions qui seront prises à Nairobi contribueront à définir le niveau d’ambition des futures négociations internationales, notamment en matière de financement, d’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs économiques, d’éducation environnementale et de renforcement des capacités.Les réunions de Nairobi constituent ainsi une étape stratégique pour mesurer les progrès accomplis, identifier les obstacles persistants et renforcer la mobilisation internationale afin de préserver la biodiversité mondiale et atteindre les objectifs du Cadre mondial de Kunming-Montréal d’ici à 2030.Babaclimat Journal Agropasteur

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