Le Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) se prépare à prendre part à la 17ᵉ session de la Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), prévue du 17 au 27 août 2027 à Oulan-Bator, en Mongolie, autour du thème : « Restaurer la terre. Restaurer l’espoir. »À travers sa participation à ce grand rendez-vous international consacré à la lutte contre la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse, le CILSS entend mettre à profit son expertise acquise dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. L’organisation souhaite notamment partager les expériences et les bonnes pratiques développées dans la restauration des écosystèmes, l’adaptation au changement climatique et la transformation durable des systèmes agropastoraux et pastoraux.L’agenda du CILSS prévoit plusieurs activités consacrées aux enjeux auxquels sont confrontées les communautés pastorales et agropastorales. Deux événements parallèles de portée stratégique seront notamment organisés avec des partenaires tels que la Banque mondiale et l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte .Le premier, prévu le 20 août, en salle MET-05 de la Blue Zone, portera sur le thème : « Une décennie d’actions en faveur des communautés pastorales : bilan et voies d’avenir ». Cette rencontre devrait permettre de dresser un bilan des initiatives conduites au cours des dernières années et d’ouvrir la réflexion sur les réponses à apporter aux défis futurs du pastoralisme face aux changements climatiques, à la dégradation des terres et aux mutations socio-économiques.Le second rendez-vous est prévu le 22 août, au Pavillon de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte. Il sera consacré au « Nexus Climat-Écosystèmes-Souveraineté alimentaire : vers une nouvelle gouvernance scientifique pour la résilience des territoires en Afrique de l’Ouest et au Sahel ».Cette approche entend mettre en évidence les liens étroits entre changement climatique, restauration des terres, préservation des écosystèmes et sécurité alimentaire. Elle devrait également favoriser le dialogue entre chercheurs, décideurs publics, organisations régionales, acteurs territoriaux et organisations de la société civile.Au-delà de sa participation aux négociations et aux différents espaces de dialogue de la COP17, le CILSS est également appelé à jouer un rôle important dans l’accompagnement des acteurs de la société civile et des médias du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.La participation de ces acteurs est essentielle pour donner une visibilité aux réalités vécues dans les territoires, notamment par les agriculteurs, les éleveurs, les communautés pastorales, les femmes et les jeunes confrontés quotidiennement aux effets de la sécheresse, de la dégradation des terres et des changements climatiques.Pour les organisations de la société civile, la COP17 représente une occasion de porter les préoccupations des communautés auprès des décideurs et de contribuer aux débats sur les politiques de restauration des terres et de résilience.Pour les médias, elle constitue également un espace majeur d’information et de sensibilisation. Un accompagnement en amont et pendant la COP17 permettrait aux journalistes de mieux comprendre les enjeux techniques, de disposer d’informations fiables et de donner davantage de visibilité aux initiatives portées par les communautés et les institutions sahéliennes.Dans cette perspective, le CILSS pourrait renforcer ses dispositifs d’information et de facilitation à destination des médias et de la société civile, notamment à travers des séances d’information, des briefings techniques, la mise à disposition de ressources documentaires et la facilitation de contacts avec les experts et acteurs présents à la COP17.L’agenda du CILSS prévoit par ailleurs des rencontres de haut niveau consacrées au développement durable, la coanimation de plusieurs événements parallèles ainsi qu’une exposition documentaire présentant ses services, son expertise et ses principales réalisations.Cette présence devrait permettre au CILSS de valoriser plusieurs décennies d’expérience dans la prévention et la gestion des risques liés à la sécheresse, la sécurité alimentaire, l’élevage et le pastoralisme, la gestion des ressources naturelles et la résilience des populations sahéliennes.À travers sa participation à la COP17, le CILSS entend ainsi contribuer à porter la voix du Sahel dans les discussions internationales sur la restauration des terres et la lutte contre la désertification. Mais l’enjeu sera également de faire de cette COP un espace où les connaissances scientifiques, les expériences des communautés, la société civile et le travail des médias peuvent se rencontrer pour construire des réponses plus adaptées aux réalités des territoires.Pour le Sahel, restaurer les terres ne peut en effet se limiter à une ambition environnementale : c’est aussi une question de sécurité alimentaire, de résilience des communautés, de maintien des activités pastorales et agricoles et, plus largement, d’avenir des territoires.Babaclimat Journal Agropasteur
