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À quelques jours de l’ouverture de la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), le Global Pastoralist Gathering (GPG) a réuni, du 10 au 15 août 2026 à Oulan-Bator, près de 300 participants venus de 102 pays. Cette rencontre internationale, organisée dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des pasteurs (IYRP 2026), a placé les communautés pastorales au cœur des discussions sur la gestion durable des terres, la restauration des écosystèmes et l’adaptation au changement climatique.Proclamée par les Nations unies, l’Année internationale des parcours et des pasteurs 2026 vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur le rôle essentiel des pasteurs dans la gestion durable des territoires. Depuis des générations, les communautés pastorales contribuent à la préservation de vastes espaces naturels, notamment dans les zones arides et semi-arides particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique et de la dégradation des terres.Le Global Pastoralist Gathering a constitué, à cet égard, un espace privilégié de dialogue entre organisations pastorales, éleveurs, représentants de la société civile, chercheurs et partenaires au développement.Les discussions ont porté sur les défis auxquels sont confrontées les communautés pastorales, mais également sur les solutions et pratiques locales permettant de renforcer la résilience des territoires et des systèmes pastoraux.L’un des objectifs majeurs de la rencontre était de consolider les dialogues régionaux engagés dans différentes parties du monde et de renforcer la coopération pour une gestion durable des parcours et du pastoralisme. Il s’agissait également de mieux articuler les enjeux pastoraux avec les grandes conventions internationales consacrées au climat, à la désertification et à la biodiversité.Le Sénégal a pris part aux travaux à travers plusieurs organisations d’éleveurs. Parmi elles, l’Association pour le Développement Intégré et Durable (ADID), active notamment dans les départements de Linguère, Ranérou, Louga et Matam, était représentée par son président, Mamadou Samba Sow.L’Entente des Groupements Associés pour le Développement à la Base (EGAB) a également participé à la rencontre, avec son président, Kalidou Ba. Leur participation a été accompagnée par Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF).Pour ces organisations sénégalaises, le GPG a constitué une occasion de rencontrer leurs homologues d’autres régions du monde, de partager leurs expériences et de confronter leurs pratiques en matière de gestion des espaces pastoraux.Cette participation revêt une importance particulière pour les acteurs de la zone sylvopastorale sénégalaise, confrontés eux aussi à des défis liés à la disponibilité des ressources naturelles, à la mobilité des troupeaux, à la dégradation des terres et aux effets du changement climatique.Le pastoralisme africain était également fortement représenté à Oulan-Bator. Des organisations venues notamment du Nigeria, du Tchad et du Kenya ont pris part aux échanges.Au Nigeria, le Global Environmental and Climate Conservation Initiative (GECCI) a participé aux travaux. Cette organisation intervient notamment sur les questions de changement climatique, de déforestation, d’érosion et de protection de l’environnement, tout en mettant l’accent sur le développement durable et l’engagement des jeunes.La participation de l’Association des femmes et des peuples autochtones du Tchad (AFPAT) a également été remarquée. En sa qualité d’organisation hôte du Caucus des peuples autochtones de la CNULCD et de point focal pour la COP17, l’AFPAT a contribué aux échanges visant à renforcer la prise en compte des préoccupations des peuples autochtones et des communautés pastorales.En partenariat avec IMPACT Kenya et la Pastoralist Youth Alliance Africa (PYAA), les participants ont également accordé une attention particulière à la jeunesse pastorale. L’objectif est de promouvoir une participation significative des jeunes et de faire en sorte que leurs voix, leur leadership, leurs expériences et leurs priorités soient pleinement pris en compte dans les discussions internationales.Des visites de terrain pour partager les expériences étaient organisées au Global Pastoralist Gathering au delà des sessions plénières et des dialogues de haut niveau. Elles ont permis aux participants de découvrir des expériences locales et d’échanger directement avec les acteurs du pastoralisme mongol.Ces échanges ont favorisé un partage d’expériences entre différentes régions du monde et permis de mettre en évidence les similitudes, mais aussi les spécificités des systèmes pastoraux confrontés aux mutations environnementales, économiques et sociales.Le pastoralisme africain était véritablement représenté dans les différentes sessions.Mme Claire Guyat, membre de l’Association Française pour le Pastoralisme(AFP) , a pris part aux travaux et s’est exprimée à la tribune du GPG.Les représentantes des éleveuses et bergères pastorales d’Afrique ont, elles aussi, activement participé aux travaux. Elles ont contribué à la rédaction d’une motion destinée à porter les préoccupations et les priorités des communautés pastorales auprès des décideurs.Une motion est attendue à la COP17; elle revêt une importance particulière pour les Fédérations nationales des communes pastorales (FNCP) de l’Afrique de l’Ouest. Elle doit être présentée et débattue à l’occasion de la COP17, dont l’ouverture est prévue le 17 août 2026 en Mongolie.Pour les participants au GPG, cette initiative constitue une étape supplémentaire dans la volonté de faire reconnaître le rôle des communes pastorales qui sont d’abord des Commune dans lesquelles les habitants et les élus réalisent des actions concrêtes pour soutenir le Pastoralisme dans les politiques de restauration des terres, de lutte contre la désertification, d’adaptation au changement climatique et de préservation de la biodiversité.La question dépasse ainsi la seule reconnaissance du pastoralisme comme mode de vie. Elle touche également aux politiques publiques, à l’accès aux ressources naturelles, à la mobilité pastorale, à la sécurisation des espaces de parcours et à la valorisation des savoirs locaux.La clôture du Global Pastoralist Gathering, ce samedi 15 août à Oulan-Bator, marque une étape importante avant l’ouverture de la COP17.Au-delà des échanges techniques et politiques, les participants souhaitent renforcer la visibilité du pastoralisme sur la scène internationale. Deux enjeux majeurs se dégagent : sensibiliser le grand public à l’importance économique, sociale, culturelle et environnementale du pastoralisme et convaincre les décideurs de mieux intégrer les réalités pastorales dans les politiques de lutte contre la désertification et de restauration des terres.À l’approche de la COP17, les organisations pastorales entendent donc parler d’une voix plus forte. Leurs recommandations, leurs expériences et la motion élaborée à Oulan-Bator devraient désormais nourrir les discussions internationales.Pour les organisations d’éleveurs du Sénégal et leurs homologues africains, l’enjeu est clair : faire reconnaître les communes pastorales non seulement comme des populations vulnérables face aux changements environnementaux, mais aussi comme des acteurs à part entière de la gestion durable des terres et de la lutte contre la désertification.La COP17 sera ainsi l’occasion de transformer cette mobilisation en engagements concrets en faveur des parcours, des pasteurs et des territoires pastoraux.Babaclimat Journal Agropasteu

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