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Le  pastoralisme est au cœur des débats sur la restauration des parcours et la résilience des écosystèmes à la  17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de l’UNCCD), en cours à Oulan-Bator,en  Mongolie.
Une session  a été marquée par un évenement  de haut niveau consacrée au rôle du pastoralisme dans la restauration des parcours et le renforcement de la résilience des écosystèmes.À cette occasion, Abdulhamid Tahir Hamid, Directeur général de la Global Environmental and Climate Conservative Initiative, a participé en qualité de panéliste à la session intitulée « Evidence and Practice: Experiences and evidence from different cases demonstrating how and under what conditions pastoralism can contribute to rangeland restoration and resilience ».Organisée dans la Zone bleue par la Yolda Initiative et la GA4RP, cette rencontre a constitué une importante plateforme d’échanges sur les expériences, les données probantes et les pratiques permettant de mieux comprendre dans quelles conditions le pastoralisme peut contribuer à la restauration durable des terres de parcours et à la résilience des territoires pastoraux.Lors de son intervention, Abdulhamid Tahir Hamid a insisté sur la nécessité de reconnaître les pasteurs comme de véritables détenteurs de connaissances, gestionnaires des terres et partenaires essentiels de la gestion durable des parcours.Il a notamment souligné l’importance d’adapter les stratégies de restauration aux réalités locales, en valorisant à la fois les savoirs traditionnels, les expériences des communautés pastorales et les connaissances scientifiques.Selon cette approche, la restauration des terres ne saurait se limiter à des interventions techniques. Elle doit également prendre en compte les pratiques locales de gestion des ressources naturelles, la mobilité pastorale et les capacités des communautés à s’adapter aux changements environnementaux et climatiques.La participation du responsable  nigérian à cette session a également permis de mettre en avant des expériences et des perspectives issues du Nigeria et, plus largement, du continent africain sur la gestion durable des parcours et la promotion d’un pastoralisme résilient.Cette contribution intervient alors que les pays et les acteurs réunis à la COP17 cherchent à renforcer les réponses face à la dégradation des terres, à la désertification et aux effets du changement climatique.Le débat a ainsi rappelé que le pastoralisme, lorsqu’il est reconnu, soutenu et intégré dans les politiques de gestion des terres, peut constituer un levier important de restauration des écosystèmes, de résilience climatique et de développement durable des territoires ruraux.La session a permis de renforcer le dialogue entre décideurs, scientifiques, organisations pastorales et acteurs de la société civile autour d’une conviction partagée : la restauration des parcours doit s’appuyer sur les connaissances et l’expérience de ceux qui les utilisent et les gèrent au quotidien.Babaclimat Journal Agropasteur

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