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La célébration de la Journée Mondiale du Lait 2025 à Richard Toll a été marquée par une série de panels de haut niveau, axés sur l’avenir de la filière laitière dans le cadre de l’Agenda 2050. L’un des temps forts fut l’intervention de Cheikh Omar Diallo, représentant de la Direction de l’Élevage (DIREL), qui a partagé une réflexion approfondie sur les enjeux liés à l’alimentation animale, la sécurisation des entreprises laitières, l’emploi des jeunes dans la chaîne de valeur, ainsi que la place centrale de l’alimentation dans la durabilité du secteur.Une approche inclusive et stratégiqueDès l’entame de son propos, M. Diallo a souligné la nécessité d’une approche inclusive, en intégrant l’ensemble des acteurs de la filière. Il a mis en avant l’importance stratégique du lait dans les référentiels politiques et économiques nationaux, tout en rappelant que cette contribution s’inscrit dans les missions de la DIREL.Il a pointé du doigt un des défis majeurs de la chaîne de valeur : la saisonnalité de la production laitière, fortement dépendante de l’hivernage. En dehors de cette période, la disponibilité et l’accessibilité au lait deviennent problématiques, notamment en raison de la faible disponibilité de fourrage. Le manque d’alimentation adéquate pour les animaux reste un facteur limitant majeur.Trois axes d’intervention pour renforcer l’alimentation animaleFace à ce constat, M. Diallo a présenté une stratégie articulée autour de trois axes clés pour assurer une alimentation animale disponible, accessible et abondante tout au long de l’année :Le développement des cultures fourragères : il s’agit de promouvoir des productions adaptées aux aléas climatiques, notamment via une meilleure répartition des pluies. Un accent particulier est mis sur l’accès à des semences de qualité. À ce titre, le Programme de Compétitivité du Ministère a permis, l’année dernière, la mise à disposition de 262 tonnes de semences de niébé, ainsi que la création de fermes pilotes de 10 hectares équipées de forages à Dagana et à Dahra.La sécurisation des parcours pastoraux : pour lutter contre les feux de brousse, des pare-feux sont mis en place pour protéger les zones de pâturage. Cette mesure vise à préserver les ressources pastorales et garantir un accès durable aux parcours pour les éleveurs.La valorisation des sous-produits agricoles et agro-industriels : en collaboration avec des acteurs comme la CSS (Compagnie Sucrière Sénégalaise), il est envisagé de mieux exploiter les résidus de canne à sucre, de tomates et autres produits transformés comme la mélasse. L’objectif est de fournir aux éleveurs des équipements adaptés pour faciliter l’utilisation de ces ressources, tout en investissant dans des infrastructures de stockage et de conservation de fourrage.Une dynamique multisectorielle pour soutenir la filière lait à travers l’ensemble de ces actions visant à renforcer la résilience des entreprises laitières, tout en stimulant la création d’emplois, en particulier pour les jeunes, dans l’ensemble de la chaîne de valeur : production, collecte, transformation, distribution.En conclusion, M. Diallo a réaffirmé l’engagement du ministère à mettre en œuvre des politiques concrètes pour assurer la viabilité économique de la filière lait et garantir sa pleine contribution aux objectifs de souveraineté alimentaire fixés à l’horizon 2050.Babacar sene journal Agropasteur

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