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À la veille de l’ouverture officielle de la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), les Organisations de la société civile (OSC) du monde entier se sont fortement mobilisées, ce dimanche 16 août, à Oulan-Bator..Réunies dans la salle MET03 du site de la COP17, au National Garden Park, dans le district de Bayanzurkh, les organisations de la société civile issues des cinq régions du monde ont tenu leur réunion préparatoire, communément appelée PréCOP des OSC. Cette rencontre a permis aux participants d’échanger sur les principaux enjeux de la conférence, de confronter leurs analyses et d’élaborer des stratégies communes en vue de formuler des recommandations destinées aux négociations officielles.À travers cette mobilisation, les OSC entendent faire entendre la voix des communautés directement confrontées à la dégradation des terres, à la désertification et aux effets récurrents des sécheresses.Pour les acteurs de terrain, notamment en Afrique, l’un des principaux défis demeure toutefois l’accès à des financements suffisants permettant une participation inclusive et effective aux grands rendez-vous internationaux consacrés à la restauration des terres.La question est d’autant plus importante que les populations les plus vulnérables face à la dégradation des terres sont souvent représentées par des organisations disposant de moyens financiers et institutionnels limités pour participer aux négociations internationales.Les discussions préparatoires des OSC mettent notamment l’accent sur plusieurs thématiques majeures : la lutte contre la désertification et la sécheresse, la gestion durable de l’eau, la restauration des terres ainsi que la transformation des systèmes alimentaires.La société civile souhaite également renforcer les synergies entre les différentes conventions internationales relatives à l’environnement. Pour les organisations participantes, les réponses aux défis de la dégradation des terres ne peuvent être traitées de manière isolée. Elles doivent s’inscrire dans une approche intégrée prenant en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et climatiques des territoires.Au-delà de leur présence symbolique à Oulan-Bator, les OSC veulent profiter de la COP17 pour produire des analyses, défendre des propositions concrètes, participer aux événements parallèles et surtout faire remonter les réalités vécues par les communautés auprès des décideurs.La conférence constitue également une opportunité pour les organisations et leurs experts de rechercher de nouvelles possibilités de collaboration, de financement et de mise en réseau autour de la restauration des terres et de la résilience des communautés.Pour les OSC africaines, l’enjeu est particulièrement important. Leur participation doit permettre de mettre en lumière le paradoxe selon lequel les populations les plus exposées à la dégradation des terres sont souvent celles dont les représentants disposent des moyens les plus limités pour prendre part aux espaces internationaux de décision.La PréCOP des OSC apparaît ainsi comme un premier test de la capacité de la communauté internationale à garantir une gouvernance réellement inclusive de la lutte contre la désertification et la sécheresse.Pour la société civile, la participation ne doit pas se limiter à une présence dans les salles de conférence. Elle doit permettre aux organisations de contribuer aux négociations, de porter les préoccupations des communautés, de formuler des recommandations et d’influencer les décisions qui seront prises en matière de restauration des terres.À Oulan-Bator, la mobilisation des organisations de la société civile traduit donc une volonté claire : être présentes là où se décident les politiques de restauration des terres, de lutte contre la désertification et de prévention des sécheresses.À l’ouverture de la COP17, prévue du 17 au 28 août 2026, la société civile africaine entend ainsi faire entendre sa voix et rappeler que la restauration des terres est à la fois un impératif environnemental, un enjeu de développement et une question de gouvernance inclusive.Babaclimat Journal Agropasteur

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