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L’eau est vitale pour la survie des écosystèmes, de l’espèce humaine et de ses activités note le communiqué de presse du GRET. Sous l’effet des activités humaines, elle se raréfie et se dégrade dans plusieurs régions du monde Les inégalités d’accès à l’eau se creusent et sont sources de tensions, voire de conflits : il y a urgence à prendre soin de cette ressource, et à apprendre à en partager l’accès de façon juste, équitable et apaisée. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau ce 22 mars 2024 sur le thème de « L’eau pour la paix », le Gret appelle à repenser en profondeur la gouvernance de cet élément vital. L’eau est aujourd’hui reconnue comme un bien commun indispensable tant à l’humanité qu’à l’ensemble du vivant. Pourtant, l’eau n’est pas gérée « en commun » : dans la plupart des pays du monde, les décisions concernant sa préservation et son utilisation sont prises « d’en haut », sans concertation avec les premiers concernés : ses usagers et usagères dans leur diversité. D’où une nécessité impérieuse de poser les jalons d’une gestion plus durable, inclusive, et équitable des ressources en eauLa répartition de l’eau , est une source croissante d’inégalités et de tensions qui nous rappellent l’urgence à repenser ses modes de gestion et de gouvernance. Des constats et défis multiples en face desquels plusieurs initiatives accompagnées par le Gret existent, en France et en Afrique notamment, visant à construire des manières de gérer et de préserver l’eau “en commun”, c’est-à-dire qui impliquent l’ensemble des acteurs concernés sur le long terme. Des espaces de débat et d’expression entre citoyen·ne·s se multiplient pour faire émerger des propositions en vue d’une gestion plus durable, inclusive, et équitable des ressources naturelles en eau et des services d’eau potable. Il s’agira d’opérer un progressif rééquilibrage des pouvoirs Depuis 2019, l’Agence française de développement soutient le programme du Gret Communs et gouvernances partagées. Il vise à développer un cadre conceptuel, des outils et des méthodes de mise en œuvre d’une approche par les communs mobilisables dans le cadre de projets de développement. À terme, l’objectif est de créer les conditions pour construire une vision partagée des ressources (eaux, forêts, etc.) et de leur avenir, pour faire prendre à chacun·e conscience de son rôle et de l’impact de ses pratiques, tout en opérant un progressif rééquilibrage des pouvoirs. La nécessité de construire les conditions d’une gestion inclusive et durable de l’eau est imminente À partir d’expériences concrètes, le Gret défend l’importance de donner aux citoyen·ne·s un réel pouvoir de décision et de contrôle sur l’usage et la préservation des ressources naturelles qui les entourent et les concernent. Au Sénégal par exemple, le Gret s’est fixé un objectif ambitieux : construire les conditions d’une gestion inclusive qui permette la préservation et un partage équitable de l’eau souterraine dans la zone des Niayes. En partenariat avec l’Etat sénégalais, l’ONG accompagne depuis 2017 la mise en place d’arènes de gouvernance locale : les plateformes locales de l’eau. Ces dernières regroupent des représentants de toutes les catégories d’usagers de l’eau (agriculteurs·trices, usagers·ères du service d’eau potable) pour définir des règles d’usages équitables et des actions permettant de préserver la ressource sur le temps long, à l’échelle du territoire. Sur l’eau potable, les enjeux de démocratie locale sont tout aussi prégnants. Toujours au Sénégal, le Gret accompagne depuis plus de quinze ans les usagers, aux côtés des collectivités locales, dans leur organisation et leur mobilisation collective pour renforcer leur rôle de contrôle et de suivi des services d’eau potable, en articulation avec les opérateurs privés et l’Etat. Dans le prolongement de ce travail, le Gret organisera, avec le soutien de la Fondation de France, une rencontre en septembre à Paris pour promouvoir et mettre en dialogue ces gestions plus démocratiques de l’eau, avec des acteurs français, sénégalais et togolais qui viendront partager leur expérience de gestion « en commun » de l’eau. Babacar Sène journal Agropasteur(source Communiqué de presse GRET)

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